L’histoire et l’expérience montrent que l’urbanisation et l’industrialisation sont étroitement liées et mutuellement bénéfiques. Or, tel n’est pas le cas en Afrique. Les pays africains doivent tirer parti de la vigueur de l’urbanisation pour conduire et favoriser le développement industriel, en rétablissant le lien entre la croissance urbaine et la croissance industrielle. Le Rapport économique sur l’Afrique 2017 examine la manière dont peuvent être exploitées les possibilités qu’offre l’urbanisation rapide pour accélérer l’industrialisation et la transformation structurelle.

Il identifie et analyse les moteurs, outils et moyens d’action permettant de renforcer les liens entre l’industrialisation et l’urbanisation. Il montre que l’industrialisation nécessite un meilleur fonctionnement des villes et des réseaux de villes, et vice versa. Il souligne qu’en intégrant des politiques bien choisies dans la planification du développement national, les pays africains peuvent tirer parti de la dynamique de l’urbanisation afin d’accélérer l’industrialisation pour un avenir plus prospère et plus équitable.

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La mise en oeuvre de la Rationalisation

En Afrique Centrale, le processus d’intégration économique est mis en œuvre dans le cadre des traités CEMAC et CEEAC, de leurs Institutions spécialisées et de quelques OIGs à champ d’action plus spécifique. Comme pour les autres régions du Continent, cette co-existence dans la région « Afrique Centrale » de plusieurs schémas, programmes et projets d’intégration a de multiples effets pervers : atomisation du marché régional, chevauchements institutionnels, conflits de normes, dispersion et saupoudrage des moyens, querelles de légitimité, toutes choses qui limitent la capacité des institutions mises en place à générer et canaliser un effort collectif durable, à même de relever les défis auxquels les Etats sont confrontés.

L’insuffisante coordination de ces initiatives se traduit au quotidien par une juxtaposition d’approches parallèles, avec de nombreux risques de duplication de programmes ou d’exclusion mutuelle (selon les domaines sectoriels) et, par voie de conséquence, l’absence de la dynamique de convergence et de synergie qui est supposée être au cœur du dispositif institutionnel africain. Au niveau des Etats pris individuellement, cette situation se traduit par la récurrence du problème de la cohérence entre les divers engagements régionaux et les politiques nationales, ou encore par la difficulté de faire une évaluation pertinente des coûts et avantages du processus d’intégration.

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