Les pays africains sont en cours de mettre en œuvre des moyens pour améliorer et promouvoir le développement des secteurs à plus forte productivité, en particulier le secteur manufacturier, mais aussi certains services à haute valeur ajoutée. Un des éléments clés est le besoin d’étendre le secteur industriel, qui fournit des opportunités pour créer l’emploi, l’intégration et la valeur ajoutée tout en engrangeant des dividendes dans l’exportation et la génération des revenus.

Ce rapport spécialisé est destiné à contribuer au processus de réflexion pour la conception et la mise en œuvre des politiques industrielles transformatrices. Il vise à servir comme référence pour assister les Etats membres ainsi que pour fournir des stratégies concrètes pour l’intégration des politiques industrielles dans les plans nationaux de développement.

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La mise en oeuvre de la Rationalisation

En Afrique Centrale, le processus d’intégration économique est mis en œuvre dans le cadre des traités CEMAC et CEEAC, de leurs Institutions spécialisées et de quelques OIGs à champ d’action plus spécifique. Comme pour les autres régions du Continent, cette co-existence dans la région « Afrique Centrale » de plusieurs schémas, programmes et projets d’intégration a de multiples effets pervers : atomisation du marché régional, chevauchements institutionnels, conflits de normes, dispersion et saupoudrage des moyens, querelles de légitimité, toutes choses qui limitent la capacité des institutions mises en place à générer et canaliser un effort collectif durable, à même de relever les défis auxquels les Etats sont confrontés.

L’insuffisante coordination de ces initiatives se traduit au quotidien par une juxtaposition d’approches parallèles, avec de nombreux risques de duplication de programmes ou d’exclusion mutuelle (selon les domaines sectoriels) et, par voie de conséquence, l’absence de la dynamique de convergence et de synergie qui est supposée être au cœur du dispositif institutionnel africain. Au niveau des Etats pris individuellement, cette situation se traduit par la récurrence du problème de la cohérence entre les divers engagements régionaux et les politiques nationales, ou encore par la difficulté de faire une évaluation pertinente des coûts et avantages du processus d’intégration.

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