Le Rapport économique sur l’Afrique de 2015 de la Commission économique pour l’Afrique explique clairement la nécessité d’augmenter et d’améliorer l’utilisation des échanges commerciaux et des politiques commerciales comme moteurs de l’industrialisation du continent. Le présent rapport se fonde sur ces recommandations en évaluant en profondeur ce dont ont besoin les pays d’Afrique pour s’industrialiser intelligemment par le commerce. L’évaluation s’appuie sur une analyse de la question de savoir si les politiques commerciales et structures tarifaires actuelles apportent une contribution positive à la politique plus vaste d’industrialisation de l’Afrique.

Le reste du résumé offre une vue d’ensemble du contenu, des principaux messages et des recommandations du rapport. Celles-ci s’adressent aux décideurs africains tout en offrant des éclairages importants à l’intention des donateurs internationaux, des universitaires, des partenaires commerciaux de l’Afrique, du secteur privé, de la société civile et de tous ceux qui s’intéressent à l’industrialisation de l’Afrique par le commerce.

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La mise en oeuvre de la Rationalisation

En Afrique Centrale, le processus d’intégration économique est mis en œuvre dans le cadre des traités CEMAC et CEEAC, de leurs Institutions spécialisées et de quelques OIGs à champ d’action plus spécifique. Comme pour les autres régions du Continent, cette co-existence dans la région « Afrique Centrale » de plusieurs schémas, programmes et projets d’intégration a de multiples effets pervers : atomisation du marché régional, chevauchements institutionnels, conflits de normes, dispersion et saupoudrage des moyens, querelles de légitimité, toutes choses qui limitent la capacité des institutions mises en place à générer et canaliser un effort collectif durable, à même de relever les défis auxquels les Etats sont confrontés.

L’insuffisante coordination de ces initiatives se traduit au quotidien par une juxtaposition d’approches parallèles, avec de nombreux risques de duplication de programmes ou d’exclusion mutuelle (selon les domaines sectoriels) et, par voie de conséquence, l’absence de la dynamique de convergence et de synergie qui est supposée être au cœur du dispositif institutionnel africain. Au niveau des Etats pris individuellement, cette situation se traduit par la récurrence du problème de la cohérence entre les divers engagements régionaux et les politiques nationales, ou encore par la difficulté de faire une évaluation pertinente des coûts et avantages du processus d’intégration.

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